Nul ne saurait ignorer que les É.-U.A. sont l’une des plus grandes démocraties au monde avec un système de représentants émanant du peuple. Bien que, pour plus d’un, la démocratie est relative et peut être mieux définie dans un contexte de degré de civilisation d’une société, Abraham Lincoln, président des É.-U.A. de 1861 à 1865, le premier à pouvoir s’armer de courage de proclamer l’abolition à petite échelle de l’esclavage en Janvier 1963, eut à dire : « La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » De ce fait, la démocratie, semble-t-il, se fonde sur l’émancipation, l’inclusion et la justice.
Depuis telle proclamation aux É.-U.A. jusqu’à nos jours, on constate vraiment une diminution des idéologies nazistes, cela dit que les mouvements contre l’esclavagisme dans ces lieux là étaient porteurs de résultats ; les partisans de l’extrême droite sont affaiblis, l’émancipation des noirs dans un sens restreint était possible. De ce fait, l’inclusion des noirs dans la vraie vie sociale aux É.-U.A. se faisait peu à peu, et les gens avaient tendance à croire qu’un pays ne saurait grand dans la division et l’exclusion. Au nom de tout cela, Obama est élu premier président noir des É.-U.A. le 4 novembre 2008.
On ne saurait dire qu’il était ou est le premier noir à accéder à ce poste si le teint de sa peau ne l’a pas confirmé, et raisons de faire apparaître un tel personnage dans notre écrit sont pour mieux argumenter les avancés enregistrés au niveau d’émancipation relatée plus haut et le phénomène trumpiste aux É.-U.A.. En passant de l’entrée en matière au vif du sujet, la réflexion est de voir, malgré ces avancés, les questions d’émancipation et d’inclusion demeurent précaires aux É.-U.A.. Les altercations entre noirs et blancs, les attaques perpétrées sur des innocents et civils noirs dans cette dernière décennie en sont des preuves géantes.
La rétrospective qui devait nous guider sur le phénomène trumpiste aux É.-U.A. devrait prendre en compte la campagne électorale d’Obama et ses années de présidence. Le parti républicain dans une minorité l’a attaqué sur divers endroits questionnant sa légitimité à devenir ou à être président des É.-U.A., Obama, fin politicien, qui s’était déjà ridiculisé de son nom qu’il trouve drôle était obligé, dit-on, à publier son certificat de naissance qu’on pouvait lire à la télévision et même sur les réseaux sociaux. Il a passé ses années de présidence sans être accepté et reconnu par les partisans de l’extrême droite qui prônaient des idéologies fascistes.
Le 8 Novembre 2016, le leader qui avait initié le mouvement « birther » est élu président des É.-U.A., et dès son entrée en fonction, il a attaqué les pays noirs, plus précisément Haïti qu’il qualifie de trou de merde. Ses visions étaient l’instauration de l’ancienne Amérique avec une hégémonie blanche et, peut-être, des champs agricoles bondés d’esclaves. Durant ses temps passés au pouvoir, on a enregistré une flambée d’actes racistes ouvertement manifestés par la minorité de l’extrême droite. Il a attaqué les immigrants et les Américains qui ne sont pas d’origine européenne non par des actes, mais à partir des propos racistes.
Les efforts déployés par certains de ses prédécesseurs pour rendre l’émancipation et l’inclusion possible aux É.-U.A. étaient en train de démolir ; au nom de tout cela et de la démocratie, il a perdu le pouvoir le 3 novembre 2020 à travers des scènes de désordres perpétrés par la minorité de l’extrême droite. Dès lors, il n’a pas baissé les bras, il continuait son mouvement en vue de la restauration de la suprématie blanche. Et malgré des diverses accusations qu’il était et est accusé – fraude fiscal, évasion fiscal, abus sexuel, mauvaise gestion des affaires de l’État, tentative d’annulation de l’élection, etc. – il est toujours sur son chemin.
Aucun ne pouvait et ne peut l’arrêter malgré qu’il soit coupable de diverses accusations lancées contre lui. Après être choisi officiellement par le parti républicain, après les primaires, comme son candidat, le 27 juin 2024, il a eu un débat avec son rival, il a menti dans tout ce qu’il dit comme l’air qu’il respire. Et de ces deux là, on ne pouvait designer un gagnant, car en l’un se trouve la contrevérité et la tromperie, et en l’autre l’absence de lucidité se fait voir. Celui en qui se trouve la contrevérité et la tromperie continuait son chemin et devenait phénoménal, car beaucoup de gens y compris beaucoup de noirs se dressaient et se dressent derrière lui.
Le 13 juillet 2024, dans sa campagne à la course présidentielle, il a atteint une balle à l’oreille droite, il s’est fléchi rapidement pour éviter le pire, puis escorté par ses gardes du corps, il a laissé la scène avec des mouvements de bras qui dissent à ses partisans qu’il n’arrêteront pas dans leurs mouvements, et si phénoménal, le 21 Juillet 2024, son rival, celui en qui l’absence de lucidité se fait voir et qui n’a pas pu s’échapper aux fureurs de la vieillesse, est obligé de se retirer de la course en laissant la place à sa vice présidente. Dès lors et aujourd’hui encore, on se demande où ira-t-il le phénomène trumpiste aux É.-U.A.?